Une nouvelle orientation à l'OHI

Date de publication: 04/09/2026 - 15:02

« Innover, unir et aller de l’avant ». Telle est l’ambition affichée par le nouveau Secrétaire général de l’OHI lors de la présentation officielle de la nouvelle direction à S.A.S. le prince Albert II de Monaco. À l’issue des élections tenues par les États membres, la nouvelle équipe de direction du Secrétariat de l’OHI a pris ses fonctions le 1er septembre 2026 et conduira l’Organisation au cours des trois prochaines années.

Le secrétaire général et les directeurs de l'OHI sont reçus par Son Altesse Sérénissime le prince Albert II de Monaco.

Le Contre-amiral italien Luigi Sinapi a pris ses fonctions de Secrétaire général, M. Adam Greenland, de Nouvelle-Zélande, est devenu Directeur du Programme de coordination et de soutien interrégional, tandis que le Dr John Nyberg, des États-Unis, poursuit son mandat de Directeur du Programme technique.

Hydrographe et officier de marine chevronné, le Contre-amiral Sinapi a constamment œuvré en faveur du développement des capacités et du renforcement de la coopération internationale tout au long de sa carrière, notamment depuis sa nomination au poste de Directeur de l’OHI en 2020. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il entend renforcer la coopération à l’échelle régionale ainsi qu’avec les autres organisations intergouvernementales et le secteur privé. Il souhaite également améliorer la cartographie des fonds marins afin de contribuer à une navigation plus sûre pour tous les pays, et poursuivre le développement des capacités hydrographiques afin que chaque nation dispose des moyens nécessaires pour cartographier et protéger ses eaux.

« L’hydrographie n’est pas seulement une science, c’est un pont entre les nations, les économies et les peuples », souligne le Contre-amiral Sinapi.

Cette nouvelle équipe de direction prend les rênes de l’Organisation à un moment charnière pour la communauté océanographique mondiale, alors que la mise en œuvre du cadre S-100 est en cours à travers le monde. La S-100 révolutionne la manière dont les données océanographiques sont collectées, partagées et utilisées, offrant aux utilisateurs un accès à des données en temps quasi réel sur les principaux paramètres océaniques. Elle facilitera non seulement la prise de décision, mais contribuera également à rendre la navigation et les activités portuaires plus efficaces, réduisant ainsi la consommation de carburant et la pollution. Et ce n’est là qu’un aperçu de ses nombreux avantages. Toutefois, un travail considérable reste à accomplir pour permettre à tous les pays de mener à bien cette transition.

Le Contre-amiral Sinapi prend les rênes de l’Organisation à un moment où celle-ci connaît une profonde transformation. Les prochains mois marqueront également des étapes importantes dans l’histoire de l’OHI, avec la création de nouveaux bureaux dotés d’un personnel dédié au soutien des projets, illustrant ainsi la transition de l’Organisation, qui passe d’un rôle essentiellement consultatif à une entité davantage axée sur la mise en œuvre et l’obtention de résultats concrets. Cette évolution se traduira notamment par l’installation du Secrétariat de la GEBCO à Monaco ainsi que par l’ouverture du premier bureau de l’OHI en dehors du Secrétariat, avec l’inauguration du Centre d’infrastructure de l’OHI à Busan, en République de Corée. Ces initiatives s’inscrivent dans le prolongement de l’adoption du nouveau Plan stratégique 2027-2032, qui définit trois objectifs stratégiques : mener à bien la transition numérique, cartographier l’inconnu et construire l’avenir.

« L’OHI entre dans une nouvelle ère. Nous devons innover pour transformer les évolutions technologiques en solutions concrètes, unir nos États membres et nos partenaires autour d’ambitions communes, et passer des normes et des engagements à des résultats mesurables. Notre objectif est de faire de l’OHI une organisation plus opérationnelle, capable de cartographier l’inconnu, de promouvoir l’océan numérique et de veiller à ce que chaque État membre puisse bénéficier pleinement de la transformation à venir. Voilà ce que signifie « Innover, Unir, Progresser » pour les trois prochaines années. »

Contre-amiral Sinapi, Secrétaire général de l’OHI

Le nouveau venu au Secrétariat, le Directeur Adam Greenland, apporte plus de quarante ans d’expérience dans les domaines de l’hydrographie et des opérations maritimes, dont les vingt dernières au sein de la communauté mondiale de l’OHI. Il entend mettre cette riche expérience au service de trois priorités : ne laisser aucun pays de côté, former la main-d’œuvre mondiale de demain et faire évoluer l’OHI afin de répondre aux besoins de ses États membres tout en assurant la reconnaissance du rôle essentiel de l’hydrographie dans la gouvernance des océans.

« Construire la main-d’œuvre mondiale de demain, c’est développer une communauté hydrographique diversifiée, qualifiée et capable de s’adapter aux profondes mutations technologiques et environnementales qui redéfinissent notre domaine. Cet enjeu est d’autant plus important que nous progressons vers la mise en œuvre des normes S-100 et que les besoins en données marines dépassent désormais le cadre de la navigation traditionnelle. Cette transition exige non seulement une expertise technique de haut niveau, mais aussi la diversité des points de vue et la capacité d’innover »

Directeur Adam Greenland.

Avant sa nomination, M. Greenland occupait le poste de Directeur du Service hydrographique de Nouvelle-Zélande, où il supervisait les responsabilités hydrographiques internationales du pays, notamment les activités de cartographie dans les eaux néo-zélandaises, dans certaines parties du Pacifique Sud-Ouest et dans la région de la mer de Ross, en Antarctique.

Actif au sein de l’OHI depuis plus de vingt ans, il a notamment présidé la Commission hydrographique du Pacifique Sud-Ouest (CHPSO) et siégé au Comité international sur les normes de compétence. Il a également occupé les fonctions de vice-président du groupe de travail chargé de la révision du Plan stratégique de l’OHI. Aujourd’hui, il se trouve en première ligne pour mettre en œuvre la stratégie qu’il a contribué à élaborer.

Cette nouvelle équipe de direction prend les rênes de l’Organisation à un moment charnière pour la communauté océanographique mondiale, alors que la mise en œuvre du cadre S-100 est en cours à travers le monde.

Le Dr John Nyberg entamera les trois dernières années de son mandat actuel en tant que Directeur de la technologie. Au cours de ses trois premières années, il a dirigé le programme technique à une période où le projet S-100 est passé de la phase de mise en œuvre à celle du déploiement. Sa troisième année de mandat a notamment abouti à la création du Centre d’infrastructure de l’OHI (IHOIC) à Busan et à une réorientation vers la pérennisation des premiers éléments opérationnels de l’écosystème S-100 : les registres, les services de découverte, les outils de validation et le dispositif de sécurité.

 Selon lui, les trois prochaines années seront consacrées à un autre type de défi : garantir la fiabilité de ce qui a été mis en place et veiller à ce que ces capacités soient accessibles à tous les États membres. Cela implique de rendre l’IHOIC pleinement opérationnel, de respecter le calendrier de mise en œuvre progressive convenu avec l’OMI, de finaliser les spécifications des produits de la phase 2 de la S-100 et d’aligner clairement le développement des capacités sur le programme technique, afin que les États disposant des capacités hydrographiques les plus limitées ne soient pas les derniers à bénéficier de cette norme. Cela suppose également d’étendre l’utilisation des informations géospatiales marines au-delà de la passerelle de navigation pour les intégrer dans le cadre plus large de la gouvernance des océans et des politiques océanique internationale, où les données hydrographiques éclairent de plus en plus des décisions qui dépassent largement le seul domaine de la navigation.

« La norme S-100 n’a jamais été simplement une nouvelle façon de coder une carte électronique. Il s’agit du cadre qui permet aux données géospatiales marines de fonctionner ensemble au sein d’un système intégré, et le défi des trois prochaines années consistera à déterminer si ce cadre deviendra une infrastructure courante pour chaque État membre, et non un avantage réservé à une poignée d’entre eux. La qualité des normes dépend du nombre de pays qui peuvent réellement les utiliser »

A déclaré le Dr John Nyberg.

Cette nouvelle équipe de direction dirigera l’OHI jusqu’à l’automne 2029. Le Secrétariat de l’OHI, basé à Monaco, est composé de vingt collaborateurs. Il est également renforcé par trois chargés de projet originaires du Japon, de la République de Corée et du Pérou.

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Photo avec S.A.S. le prince Albert II de Monaco © Michael Alesi / Palais princier


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Dernière modification: 04/09/2026 - 15:11